Le Cauchemar : les atrocités de l’invasion en Irak

October 22, 2010 at 8:59 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Le Cauchemar : les atrocités de l’invasion en Irak L’exhumation de l’inconcevable 

    par Felicity Arbuthnot

 

   
Mondialisation.ca, Le 20 octobre 2010
 
 
 
«  Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. » François-Marie Arouet -“Voltaire” (1694-1778.)

J’ai cette conviction profonde que le devoir du journaliste consiste à faire des comptes-rendus, à mettre en lumière des lieux souvent sombres, à servir de voix pour ceux dont la voix, les craintes, la détresse risquent de ne pas être entendues ou révélées. Écrire à propos des émotions que l’on peut parfois sentir en faisant ce devoir est un anathème et une redondance, de toute façon. Le but du journaliste est de tenter d’attirer l’attention sur les torts, non pas de pleurnicher sur les effets qu’ils peuvent avoir. Cela relève de la vie privée et c’est précisement ce qu’elle devrait être: privée. Si les politiciens désirent se dépouiller de leur dignité et faire allusion à tout, à leur vie sexuelle, à l’utilisation de leur deuil personnel pour gagner des votes de sympathie, ceux qui possèdent une parcelle de respect de soi ne souhaitent pas les imiter. Ici, je brise mon tabou, pour une bonne raison.Depuis plusieurs semaines j’ai à nouveau fait des recherches en profondeur sur les atrocités de l’invasion de l’Irak, exhumé l’inconcevable, fait abstraction de toute émotion et lu à propos de la terreur, de la torture, de monstrueuses cruautés, d’un insupportable mot à l’autre. J’ai ensuite revisité Fallujah [1], où des documents, l’un après l’autre, révélaient les tréfonds des dépravations les plus sombres que peut toucher le « fils » ou la fille « d’une mère quelconque ». En effet, le père ou la mère d’un enfant quelconque est capable d’abattre les enfants, les bambins, les bébés des autres, de sang froid, de leur rouler dessus avec des chars d’assaut, laissant leurs restes pathétiques en pâture aux chiens errants.

Parmi les photographies observées, nombreuses étaient celles que même les enquêteurs les plus endurcis jugeaient « trop troublantes à voir ». Cela n’est pas mon point de vue. Si des membres de familles ayant survécu peuvent regarder, identifier, enterrer leurs proches avec amour et respect, si des travailleurs d’urgence (lorsqu’ils n’ont pas été incinérés par les troupes étasuniennes elles-mêmes) et du personnel médical (lorsqu’il n’a pas été abattu, emprisonné, torturé ou ligoté, un sac sur la tête) peuvent photographier les corps soigneusement, noter l’heure et le lieu de leur découverte pour ensuite les numéroter, les envelopper et les conserver un certain temps avant l’inhumation, dans l’espoir que des parents viennent réclamer les corps calcinés, mutilés ou pire, les restes des dépouilles, alors il s’agit d’un devoir pour ceux qui ont une quelconque « voix » aux États-Unis et au Royaume-Uni, les pays responsables du premier génocide documenté du 21e siècle, d’y attirer l’attention, à la mémoire et en l’honneur des victimes sans voix, sans nom et non dénombrées, dans l’espoir que tôt ou tard, un recours légal s’ensuive.

En réalité, c’est la compassion qui a triomphé de tout : des corps et des visages brûlés jusqu’à en être presque méconnaissable, des cadavres éviscérés, de tous les yeux, au regard souvent fixe, lançant encore un silencieux appel à l’aide mêlé de totale stupéfaction. « On fait fuir la racaille », a écrit un marine sur son site web. « On leur a brûlé la cervelle », a écrit un autre, alors que bon nombre d’entre eux prenaient des photos de ces âmes perdues et les envoyaient à des sites porno en échange de visionnement gratuit. Et entre les occupants étasuniens (redésignés « conseillers » de manière surréaliste – même voiture, nouvelle peinture) et ce que Hussein al-Alak d’Iraq Solidarity Campaign a nommé « le gouvernement de Vichy aux passeports étrangers, imposé par les États-Unis », qui se battra pour la justice envers les Irakiens?

Par ailleurs, comme depuis 1991, cette guerre est également une guerre contre les enfants à naître, les nouveaux nés et les moins de cinq ans. En plus des cadavres, des ruines, des décombres, du sang et des membres sanguinolents, il y a les difformités : les nouveaux nés, venus au monde sans yeux, sans cerveau, avec un œil de cyclope, sans tête, avec deux têtes, sans membres ou sans doigts ou avec des doigts en trop. Un pays biblique transformé en armagédon génétique et écologique pour les générations actuelles et futures, jusqu’à la fin des temps. « Mission accomplie », a déclaré George W. Bush dans sa petite combinaison de vol ridicule, à bord de l’USS Abraham Lincoln le 1er mai 2003. « Que la liberté règne », a-t-il griffonné après les premières « élections » corrompues, meurtrières et jonchées de cadavres. Résultat : « Que le génocide commence ».

Le « vice-roi » nommé par les États-Unis en Irak, J. Paul Bremer, vêtu pour le rôle, à l’hollywoodienne, dans ses ridicules bottes lacées ou bottes d’armée, dépendant de votre perception, est arrivé peu après l’invasion, croyant apparemment à la réduction de la population. Il aurait demandé quelle était la population de l’Irak et on lui aurait répondu environ vingt-cinq millions. Il aurait alors rétorqué : « Beaucoup trop, disons cinq ». Mais à l’époque, il était l’homme de Kissinger Associates.

En lisant, j’écoutais les grands de ce monde au sein de divers corps légaux se demander si les événements au Congo et au Rwanda devaient être « classés » comme génocide. En juillet 2004, alors que les troupes étasuniennes s’entraînaient pour le massacre de Fallujah au mois de novembre suivant, la Chambre des représentants des États-Unis a voté à l’unanimité une résolution qualifiant la tragédie du Darfour de « génocide ». Les élus ont demandé à l’administration d’envisager une action « multilatérale ou même unilatérale » pour mettre un terme à ce génocide. Hésiter à prendre des mesures proactives afin de prévenir davantage de pertes de vie était selon eux « criminel ».

De nos jours, les génocides sont selon toute apparence commis uniquement par des Africains ou des Européens de l’Est, non par ces grands bastions de la démocratie que sont les États-Unis, le Royaume-Uni et l’allié Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Les Forces israéliennes de défense ont entraîné des troupes étasuniennes pour le pogrom de Fallujah en novembre 2004 [2]. « Si ça bouge, tirez dessus », était l’ordre du jour. Comme lors des deux guerres mondiales, comme en Corée, au Vietnam, le visage de la libération ne change jamais.

« Leurs tactiques impliquent essentiellement une puissance de feu massive […], le recours à des chars d’assaut et des hélicoptères pour tirer sur des cibles […], la démolition d’édifices, l’installation de tireurs d’élite sur des toits, ils font des trous dans les murs [et] font feu sur tout ce qui bouge. » Cela s’ajoute aux « bombardements aériens et aux tirs d’obus provenant de gros canons de campagne ». La détresse de Fallujah « [n]’était pas complètement comprise en Occident, sauf par certains survivants du ghetto de Varsovie […] [I]ls étaient coincés [comme] des lapins dans un champ de maïs, encerclés pour être fauchés et démembrés par des moissonneuses-batteuses [3]. Les photographies constituent un témoignage de cette effrayante description. Les héros méconnus sont ceux qui ont décidé d’enregistrer ces crimes pour qu’un jour, quelque part, ils soient connus et qu’une justice vengeresse soit demandée. Ces images terribles, pathétiques représentent le témoignage silencieux du premier génocide connu de l’Occident au 21e siècle. Malheureusement, il est presque certain qu’avec le temps, l’Irak et l’Afghanistan produiront davantage de preuves.

L’embargo onusien de plus de treize ans, un génocide silencieux encouragé par les États-Unis et le Royaume-Uni, interdisait à l’Irak tous les besoins de première nécessité. Les enfants mouraient de « causes liées à l’embargo », à raison d’environ six mille par mois. Lors de mes visites à cette époque, le fait d’être témoin du déchirement, de la perplexité face à leur détresse me faisait toujours sentir terriblement coupable de partir. L‘on voit et partage, dans une certaine mesure, l’inimaginable perpétré en son nom, pour ensuite partir. De l’autre côté de la frontière, en Jordanie, les lumières étaient allumés, la ville était animée, de l’eau potable coulait du robinet, et les bombes étasuniennes et britanniques ne tombaient pas. Pourtant, si près de là, les enfants mouraient, les gens mouraient, en notre nom à « Nous, le peuple … ».

En regardant les photos, en lisant sur les abîmes pratiquement incompréhensibles de la destruction sadique de leurs semblables dans lesquelles peuvent sombrer uniformément des hommes et des femmes en uniformes, je pouvais du même coup m’échapper à la fin de la journée. Je pouvais me faire un repas, aller écouter un spectacle de jazz dans un de mes pub favoris ou simplement me verser un verre de vin et écouter de la musique, entourée de nombreux livres, d’une collection de photographies et d’articles que j’aime, dans une maison que j’apprécie, avant d’aller chercher la chaleur du duvet et un lit confortable.

Toutefois, si la conscience peut se fermer, de toute évidence, le subconscient ne le peut pas. Une nuit, le cauchemar, qui n’était certes pas un cauchemar, mais la réalité, m’a frappée. Dans le monde surréel des cauchemars je me suis « réveillée » pour me retrouver trempée, du sang coulant sous mes bras. En me demandant ce qui se passait et quoi faire, j’ai fait, au pays des cauchemars, ce que je fais fréquemment lorsque je tente de résoudre un problème (quoique je n’aie pas l’habitude de le faire à 3 heures du matin) : j’ai rassemblé mes outils et je suis allée dans mon jardin. Comme toujours, j’ai taillé et soigné des plantes et des buissons. La plupart se sont développés à partir de petites boutures d’un quart de pouce. Elles ont été traitées aux petits soins à l’intérieur jusqu’à ce que la température soit clémente, ensuite plantées dehors dans un abri chaud, à nouveau nourries et entretenues jusqu’à ce que soudainement, comme du jour au lendemain, une extension vibrante et colorée, se tenant sur ses propres racines, soit prête à faire face à toutes les saisons. Toutefois mon jardin, avec ses haies protectrices (des fleurs blanches en été, des baies orange en hiver et des buissons épineux pour dissuader les intrus), avait disparu. Il n’y avait que des traces de bulldozer, profondes, dévastatrices, n’ayant laissé ni feuille, ni tige, ni fleur, seul un désert.

Puis, dans le monde des cauchemars, en pyjama, ensanglantée, j’ai réalisé que je n’avais pas de clés pour retourner à l’intérieur. Et si quelqu’un me trouvait dans cet état? Je me suis retournée vers la porte d’entrée afin de tenter de trouver une solution, mais l’édifice avait disparu. J’étais seule, sanguinolente, presque nue et tout avait disparu. Soudainement, en me retournant vers d’autres édifices familiers, il n’y avait plus rien, que des ruines, des décombres, une terre à l’abandon à perte de vue. Ma vie, mes livres, ma zone de confort n’existaient plus. Les vêtements ensanglantés dont j’étais vêtue étaient tout ce qui restait.

Évidemment, comme en fuite, je me suis réveillée, trempée et grelottante, avec un bain chaud, une machine à laver, un placard-séchoir chaud et plein de literie propre et mon jardin, toujours intact. Le peuple irakien, avec ses maisons, ses jardins, ses vergers, ses palmeraies ou ses plantations sur les balcons ou les toits plats, tous détruits et les Palestiniens souffrant de la même calamité, depuis soixante-deux interminables années, sans oublier les Afghans, dans leurs quartiers rasés, détruits au même titre que leurs vergers et leurs jardins de fleurs et d’abricots, ces peuples vivent un cauchemar duquel ils ne se réveillent jamais.

J’ai repensé à l’enfant irakien, dont les parents avaient un beau jardin et qui, avant l’invasion, nous avait montré, à une amie et à moi, son cahier de dessins. Un des dessins abondait de fleurs, soigneusement colorées de nombreuses teintes et, à côté, des soldats étasuniens, tirant sur elles. « Pourquoi les soldats tirent-ils sur les fleurs? », avons-nous demandé. « Parce que les Étasuniens détestent les fleurs », a-t-elle répondu solennellement. Ce fut un moment extrêmement triste : elle représentait tant d’enfants pour qui les Étatsuniens ne représentaient rien d’autre que la colère, la peur et la privation. Elle ne savait rien de ces Étasuniens qui avaient travaillé sans relâche pour renverser la situation. Si elle a survécu, elle est devenue une adulte. Il est peu probable que sa vision ait changé.

Au Royaume-Uni, le parlementaire Dr. Bill Wilson [4] s’acharne à traîner Tony Blair devant la justice. Pour servir sa cause, il a écrit au premier ministre écossait Alex Salmond et au secrétaire du ministère de la Justice Kenny MacAskill en réclamant que le corps législatif écossais adopte la définition internationale de crime d’agression, récemment approuvée. Sa lettre va comme suit :

« Plus tôt cette année, à Kampala, la Conférence d’examen du Statut de Rome par la Cour pénale internationale [5] a adopté une résolution par laquelle elle amendait le Statut afin d’inclure une définition du crime d’agression et les conditions dans lesquelles la Cour peut exercer sa compétence à cet égard. Le présent exercice de compétences sera soumis à une décision après le 1er janvier 2017 par la même majorité d’États partis, comme cela est requis pour l’adoption d’un amendement au Statut. Je crois cependant qu’en ce moment il n’existe pas d’obstacle légal pour les pays désirant inclure individuellement cette nouvelle définition de crime d’agression dans leur législation. J’espère que vous serez d’accord qu’il serait à l’honneur de l’Écosse si nous pouvions être l’un des premiers pays à le faire. Pour l’actuel gouvernement écossais, il s’agirait par ailleurs d’un bel héritage à laisser au moment où son mandat s’achève. »

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The Supreme International Crime: the War of aggression on Iraq

March 21, 2010 at 11:31 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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”To initiate a war of aggression … is not only an international crime; it is the supreme international crime differing only from other war crimes in that it contains within itself the accumulated evil of the whole.”

 Number of Iraqi Deaths

 since the 2003 invasion

Massacre of Turkmen civilians by US military in Telafer

US massacre of civilians in Fallujah

Photo by Chris Hondros

Telafer: US military killed a Turkmen family

(Video) Please see:

https://merryabla64.wordpress.com/ethnic-cleansing-of-turkmens-in-telafer/

3 year old Fatima Ahmed, victim of White Phosphorous used by the US military in Fallujah

 

US military torturing Iraqi prisoners in Abu Ghraib

  

US massacre of civilians in Al-Dawr, near Tikrit

Iraqi civilian Baha Musa, tortured and killed by British military

US-UK aggressors/occupiers humiliating Iraqi civilians

 Effects of Depleted Uranium used by the US military in Iraq

 

Iraqi man arrested by US military

 tries to protect and comfort his child

Iraqi man weeping a killed relative

 

Iraqi children killed in US bombing

 

Heartbroken Iraqi boy after US bombing in Baghdad

 

Iraqi child crying after mortar fell near her house in Najaf

 

Iraqi refugees

Horror after US bombing in Fallujah

 

 

All over Iraq the US and UK criminals have brought pain, terror, destruction and death

IRAQIS WILL NEVER FORGET!

Cartoon: by Carlos Latuff 

The Murder of Iraq: It Never Happened. By Paul Street

February 24, 2010 at 10:35 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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The Murder of Iraq: It Never Happened. By Paul Street

Excerpt:

 

“It Never Happened”

Iraq has largely disappeared from the U.S.-imperial “homeland’s” ubiquitous glowing Orwellian/ (Ray) Bradbury-esque/Huxlean/Vonnegutian Telescreens.  It has been displaced by the supposed “good war” on (“in” by the official parlance) Afghanistan (the supposedly noble conflict Obama promised to pick back up and expand) in accord with the wishes of the U.S. power elite.  But the terrible consequences of U.S. attack and occupation – mass poverty, devastated social and material infrastructure, the loss of technical and professional expertise, the continuing threat and reality of ethnic violence, and much more – live on in Iraq.  So does the U.S. occupation itself, which the not-exactly anti-war President Obama [10] (who has re-flooded Iraq and South Asia with corporate mercenary killers) is not really going to end.

After rediscovering Nordland’s reflections on Iraqi economic ingratitude the other day, I reflected back on some remarkable comments that the British playwright Harold Pinter made while accepting the Nobel Prize in Literature in 2005.  Pinter noted that while “the systematic brutality, the widespread atrocities, and the ruthless suppression of independent thought” in the former Soviet Union was widely known in the West, the United States’ imperial crimes were hidden beneath “a vast tapestry of lies, upon which we feed.”  Rapacious “America” had slaughtered and crippled millions, both directly and indirectly, through wars big and small, executions, invasions, coups, the sponsorship of dictatorships, the equipping of repressive regimes, “economic sanctions,” and more.  “But you wouldn’t know it,” said Pinter.  “It never happened. Nothing ever happened.  Even while it was happening it never happened….It was of no interest.”

Yes, in the dominant Western political culture, it has been tossed down George Orwell’s “memory hole,” consistent the Big Brother’s maxim in Nineteen Eighty Four: “Who Controls the past controls the future.  Who controls the present controls the past”

As John Pilger noted in his 2007 book Freedom Next Time, Pinter was “referring to a great silence, unbroken by the incessant din of the media age.” [11]

Nordland is hardly alone in maintaining the official silence on Uncle Sam’s arch-criminality in Iraq, of course.  The insidious, totalitarian and whitewashing hush is across the “mainstream” and establishment board. It has been consistently advanced by no less a revealing agent than the supposed “antiwar” candidate and president Barack Obama, who elicited derisive laughter the world over when he explained last December that “we do not seek to occupy other nations.” In mid February of 2008, still battling Hillary Clinton for the Democratic presidential nomination, Obama said the following to autoworkers assembled at a General Motors plant in Janesville, Wisconsin on February 13, 2008: “It’s time to stop spending billions of dollars a week trying to put Iraq back together and start spending the money putting America back together.”[12] For those who knew the depth and degree of the destruction inflicted on Iraq – and the reparations owed – by U.S., this statement was nothing short of obscene.

Less then two months into his presidency, Obama added occupation insult to injury during a “surprise” visit to so-called “Camp Victory” in Iraq. Obama told cheering troops that it was time for the Iraqis to step up and “take responsibility” for the “democracy” and “sovereignty” and “freedom” the noble United States had granted them.[13] These were remarkable comments more than six years into a brazenly imperial and petro-colonial invasion that Obama had never seriously opposed and which he is still finding ways to continue against the expressed will of the Iraqi and American people. Beyond the fact that Iraqis had in fact been standing up against the foreign invaders in the name of national sovereignty since the beginning of the U.S. occupation, Obama’s claim of noble and democratic U.S intent and accomplishment was truly offensive in light of the almost unimaginable havoc the U.S. had wreaked in Mesopotamia.

The Orwellian irony and ugliness of it all went unnoticed (it too never happened) in The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal, The Los Angeles Times, and The Chicago Tribune, and on CBS, NBC, ABC, FOX “News,” and the “Public” Broadcasting System, where functionaries’ salaries are no less dependent on toeing the doctrinal line than they are in the State Department.

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A Grand Jury May Answer the Question: Who Is Accountable for a War Started on The False Claims That Iraq Had WMD?

December 30, 2009 at 5:33 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Perhaps a Grand Jury in Washington Will Answer the Question of the Nobel Peace Prize Laureate Regarding Who Is Accountable for a War Started on the False Claims that Iraq Had Weapons of Mass Destruction
By Francis T. Mandanici

Francis T. Mandanici is a lawyer in Connecticut.

Published on AfterDowningStreet.org (http://www.afterdowningstreet.org)

 In an interview [1] this month in The Washington Post, the former UN chief nuclear weapons inspector and Nobel Peace Prize Laureate (2005), Mohamed ElBaradei, was asked why the United States got it so wrong on Iraq’s weapons of mass destruction. ElBaradei responded that he has discovered that the United States decision to go to war was based on regime change and not based on whether Iraq had WMDs. He asked: “How do you justify that almost a million innocent civilians have died as the price of getting rid of a dictator? Who is accountable for this at the end of the day, after it was found that there were no weapons of mass destruction?”

Perhaps a grand jury will answer his question on accountability. Pending in Washington at the United States District Court for the District of Columbia is a report and request to the grand jury that it conduct an investigation of the Bush Administration’s false and fraudulent statements that Iraq had sought uranium for a nuclear weapon. (See and click on attachment # 1 at the end of this article.) In that report I contend that said statements violated the criminal statutes 18 U.S.C. § 1001 and 18 U.S.C. § 371 that prohibit making false and fraudulent statements to Congress and conspiring to obstruct the functions of Congress.

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Legal case filed in Spain against the US and the UK for war crimes, crimes against humanity and genocide in Iraq

November 14, 2009 at 9:52 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Brussells Tribunal

USGenocide logo

Dear Friends,

Update on the legal case, filed in Spain against the US and the UK for war crimes, crimes against humanity and genocide in Iraq.

High profile support from father Miguel d’Escoto Brockmann, former President of the UN General Assembly.

Extract of his message:

“Father Miguel (d’Escoto Brockmann) has only recently returned to Managua after a year and a half in New York, where he served as 63rd President of the UN General Assembly.

 

Father Miguel is very pleased to learn of your initiative to file a case against the US and the UK for war crimes, crimes against humanity and genocide in Iraq… It is a matter which he has raised repeatedly both publicly and in private. He also referred to the issue during a keynote address to the UN Human Rights Council in Geneva on 4 March of this year [constituting the first time a General Assembly president addressed the Council].

 

Father Miguel is more than glad to give his wholehearted support and prayers for the success of this initiative. Please  DO add his name to your list of supporters/endorsers.

 

(…) Father Miguel would like to know how the case is proceeding and to be kept informed.”

We hope we can count on your cooperation and support for this important initiative.

Warmest regards.

Members of the BRussells Tribunal Executive Committee.

 ***

Below is what Mr.  Miguel  d’Escoto Brockmann had said in his keynote address at the high level segment of the Human Rights Council, Geneva-4 March 2009, which was mentioned in his letter of support.

 

Extract from

The keynote address of

H.EX. MR. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN,

PRESIDENT OF THE UNITED NATION GENERAL ASSEMBLY

The high level segment of the 10 Sesson of the Human Rights Council

Geneva 4 March 2009

Paras 25, 26 and 27

(( 25. Finally, I urge the Council to focus on the profound problems that have been created by the massive violations human rights in Iraq. Even as the world absorbs the inhumanity of the recent invasion of Gaza, we see Iraq as contemporary and ongoing example of how the illegal use of force leads inexorably to human suffering and disregard for human rights. It has set a number of precedents that we cannot allow to stand. The illegality of the use of force against Iraq cannot be doubted as its runs contrary to the prohibition of the use of force in article 2(4) of the UN Charter. All pretended justifications not withstanding, the aggressions against Iraq and Afghanistan and their occupations, constitute atrocities that must be condemned and repudiated by all who believe in the rule of law in international relations.

26. Reliable and independent experts estimate that over one million Iraqis have lost their lives as a direct result of the illegal invasion of their country. The various UN human rights monitor have prepared report after report documenting the unending litany of violations from crimes of war, rights of children and women, social rights, collective punishment and treatment of prisoners of war and illegal detention of civilians. These must be addressed to bring an end to the scandalous present impunity.

27. What can the Council do? I urge you to put the questions of the situation of human rights in Iraq on your agenda. You might discuss the appointment of a special mechanism to report on the situation of human rights there. You also might consider the reports of the Office of the High Commissioner on Human Rights that are prepared by the United Nations Assistance Mission in Iraq (UNAMI). It is ironic that for almost 20 years before the U.S led invasion and occupation, there was a Special Rapporteur on Iraq. Yet precisely when the largest human catastrophe on earth began to unfold in Iraq in 2003, this post was eliminated. Reliable sources estimates there are over one million civilian deaths in Iraq as a direct result of the U.S led aggression and occupation, and still there is no Special Rapporteur. This is a serious omission that should be corrected. ))

Report in English

http://www. unmultimedia. org/radio/english/detail/70558. html

Report in Arabic

http://www.albasrah.net/ar_articles_2009/0309/jnef_070309.htm

 

The International Court of Justice must investigate the Iraq War

June 17, 2009 at 7:46 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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The International Court of Justice must investigate the Iraq war
The evidence is that war crimes have been committed

Christopher King

 

June 16, 2009Christopher King argues that British Prime Minister Gordon Brown’s announcement that an inquiry into the Iraq war would be held in secret is an attempt to dismiss the appalling consequences of the Iraq war, and is an insult to the country and to the British dead in Iraq and the London bombings. Gordon Brown’s inquiry into the Iraq war will:

  • Be in private, that is, secret
  • Be held by privy councillors
  • Not seek to apportion blame

None of this is in the public interest or the interests of the country.

  • The secrecy of the hearing is transparently to enable a cover up of the facts.
  • Privy councillors are core pillars of the establishment and share the interests of the wealthy rather then those of democracy and the country as a whole.
  • The Iraq war was a war of choice, a pre-emptive war and on all the evidence a war of aggression – a war crime. As such it would be in breach of the United Nations’ Nuremberg principles, falling under the jurisdiction of the International Court of Justice.

The effects of the Iraq war were of extraordinary seriousness:

  • Over one million Iraqis killed, many more wounded
  • Four to five million Iraqis made refugees, most still displaced
  • Destruction of much of the country’s infrastructure, still unrepaired
  • Widespread destruction of housing and buildings
  • 179 British soldiers killed, probably about 1500 wounded, 222 seriously
  • Waste of approximately GBP 9 billion in direct costs
  • Reprisal attacks and deaths in London and elsewhere, decreased UK security together with huge costs and inconvenience of security precautions
  • Destruction of the United Nation’s authority, loss of UK credibility, a precedent for aggressive warfare, breach of international law, thus decreased world security.

Gordon Brown’s attempt to dismiss these appalling consequences by a secret inquiry is absurd. It is an insult to the country and to the British dead in Iraq and the London bombings. Brown himself voted in Parliament for the war as a member of the Blair cabinet at that time.

Nor could any form of parliamentary inquiry do justice to this disaster to Iraq and this country. We have a Parliament of professional politicians who are for the most part both incompetent and corrupt. They are not politicians of principle; they are politicians of self-interest. Most, with a few honourable exceptions, voted for the Iraq war. They did not read the weapons inspectors’ reports; they did not read the United Nations proceedings, yet they voted to invade another country and collude with the dangerous fool whom America chose as its president, not once, but twice. Their vote showed contempt for the British people whose money they take and who marched peacefully, a million strong in London, to tell them that the Iraq war was wrong.

On his resignation as premier, Anthony Blair, who marketed the war for George Bush, was immediately rewarded by the Americans with a job at the investment bank JP Morgan at a salary of GBP 2.5 million per year. This is reported to be the first of a series of posts that could gain him GBP 40 million. JP Morgan is now involved in Iraqi oil and stands to make huge profits by mortgaging future Iraqi oil production. One must ask, “Would Mr Blair have gained these rewards if he had refused to place the UK armed forces at America’s disposal and market the Iraq war to the rest of the world?” All the evidence is that the objective of the war was the seizure of Iraq’s oil resources and Anthony Blair’s objective was money.

This secret, disgusting, cover-up inquiry organized by Gordon Brown should be ignored. It is a waste of time to oppose it or to attempt modification of its terms of reference, whatever they might be. Those named to hold it would do well to reconsider as they will henceforth be regarded as apologists for and concealers of war crimes. Those concerned with peace, justice and the rule of law should concentrate their effort where it will bear results. The future morale, reputation and direction of the country are at stake. The country needs to be cleansed.

There is only one possibility for demonstrating that the United Kingdom has returned to the rule of law. The Iraq war inquiry must go to the International Court of Justice.

Gordon Brown is obliged to call an election in less than a year. Those political parties or independent candidates who stand on the undertaking to take the Iraq war to the International Court of Justice will gain overwhelming public support. The country is sickened of its self-serving politicians. A means of expressing public opinion is needed. Coalitions of the minority parties for this purpose should be formed since the major parties will not support this action. If our serving soldiers, the injured and families of the dead want the truth, they will find it at the International Court of Justice – not in Gordon Brown’s secret whitewash inquiry that he hopes will get him past the next election.

At the last parliamentary election, the Liberal Democrats had the opportunity to stand on a platform of withdrawing our forces from Iraq. Anthony Blair successfully bluffed them that it would be “disloyal to our brave troops”. The evidence is that Anthony Blair’s lies and cynical use of our troops for his personal enrichment put them in harms way and left 179 of them dead.


Christopher King is a retired consultant and lecturer in management and marketing. He lives in London, UK.

 

www.redress.cc/global/cking20090617

Let the numbers speak, by Dr. Souad Al-Azzawi

March 26, 2009 at 9:27 am | Posted in Turkmens | 6 Comments
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brussells-tribunal

Let the Numbers Speak

 

Dr. Souad N. Al-Azzawi, Associate Professor, Baghdad, Iraq, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee (26 March 2009)

Dear Friends,

I pride myself in being a scientist and a researcher. I built my academic career on theories and numbers. As a teacher, I teach my students that everything is based in science – everything has reason. For this reason, I am always frustrated with myself when I find I am overwhelmed with feelings on specific topics.

One such topic is the occupation of my country, Iraq. On this subject I find that I cannot always be dispassionate. I cannot be the researcher and observer and discuss it without feeling or emotion as I am sometimes expected to do. I find myself doing research on the damages caused by the war and occupation, and my head buzzes with anger, my eyes burn with tears of desperation at the state of my country.  

Six years after the attack and the pain is as fresh and cutting as it was in March 2003. This year, I decided, I would view it as a scientist. I would not attack the subject with emotion. I would let the numbers speak for themselves. This year I will sit back and play the part of the analyst- the researcher- on this topic that is closest to my heart.

Six years into the occupation… 

– 72 months of destruction

– $607 Billions spent on the war

– 2 Million Barrels of oil being sold per day

– 2 Million Displaced Iraqis inside of Iraq

– 3 Million Iraqis forced to leave the country

– 2615 professors, scientists, and doctors killed in cold blood

– 338 dead journalists

– $13 Billion misplaced by the current Iraqi government

– $400 Billion required to rebuild the Iraqi infrastructure

– 3 hours average of electricity daily

– 24 car bombs per month

– 7 major mafias running the country

– 4260 Americans dead

– 10,000 cases of cholera per year

– 50 of my friends dead

– 22 of my relatives dead

– 15 abductions of close relatives and people I know and love

– At least 1.3 million Iraqis dead since 2003.  

 

Six years into the occupation and somehow, the numbers are not looking better. Year after dismal year, the numbers of dead and displaced grow as we continue to reap the rewards of an American occupation on our country.  

So the numbers speak for themselves. Six. Six months is what it took for most Iraqis to realize no good could come of this war and occupation. Six years is what it has taken the rest of the world. Six years, six million Iraqis displaced inside and outside of Iraq- well over a million Iraqis dead or dying inside of the country.   

As a scientist, as a researcher- it is a disaster that will never be sufficiently documented with numbers or words. As a researcher, the numbers are so astounding that we go back and recalculate to make sure they are real. As an Iraqi, it is enraging. The numbers and statistics fill me with a rage and shame that make my heart throb and my blood boil. It’s a rage towards all who are silent and uncaring, and a shame at the little we all are doing.

Souad N. Al-Azzawi

Associate Professor,

Baghdad, Iraq

March26/2009 


Dr. Souad Naji Al-Azzawi is a former Vice-President of Mamoun University of Scientific Affaires; former professor of environmental engineering at Baghdad Univ., recipient of the 2003 Nuclear-Free Future Award for her work on environmental contamination after the Gulf War in Iraq. She published 50 Papers in hazardous Waste management and Radiological Pollution from the use of Depleted Uranium Weapons in Iraq. 

 

Dr. Souad Al-Azzawi‘s essential studies and articles, published by the BRussells Tribunal:

* Depleted Uranium Radioactive Contamination In Iraq [PDF]Dr. Souad N. Al-Azzawi –  Aug 2006

 

* Deterioration of Iraqi Women’s Rights and Living Conditions Under Occupation [PDF] – Dr. Souad N. Al-Azzawi – 19 Dec 2007

 

* Crimes of the Century: Occupation & Contaminating Iraq with Depleted Uranium [PDF] Dr. Souad N. Al-Azzawi -15 June 2008

 

URL: http://www.brusselstribunal.org/SouadAlAzzawi_Numbers.htm


War comes home to Britain

March 7, 2009 at 12:17 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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War Comes Home to Britain
JOHN PILGER
Historically, the pattern is familiar. As the colonial crimes in Algeria, Vietnam and Afghanistan blew back to their perpetrators, France, the United States and the Soviet Union, so the cancerous effects of Britain’s cynicism in Iraq and Afghanistan have come home.

Freedom is being lost in Britain. The land of Magna Carta is now the land of secret gagging orders, secret trials and imprisonment. The government will soon know about every phone call, every e-mail, every text message. Police can willfully shoot to death an innocent man, lie and expect to get away with it. Whole communities now fear the state. The foreign secretary routinely covers up allegations of torture; the justice secretary routinely prevents the release of critical cabinet minutes taken when Iraq was illegally invaded. The litany is cursory; there is much more.Indeed, there is so much more that the erosion of liberal freedoms is symptomatic of an evolved criminal state. The haven for Russian oligarchs, together with corruption of the tax and banking systems and of once-admired public services such as the Post Office, is one side of the coin; the other is the invisible carnage of failed colonial wars.

 

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