La stratégie kurde: diviser pour profiter

November 27, 2011 at 12:22 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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La stratégie kurde: diviser pour profiter

Par Ranj Alaaldin (revue de presse – guardian.co.uk – 14/10/11)

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/oct/14/kurdish-strategy-iraq-kurdistan

 Traduction : Xavière Jardez

Publié sur le blog de Gilles Munier :

http://www.france-irak-actualite.com/

 

En favorisant une coalition ingérable, rongée par la suspicion, le Kurdistan a réussi à réaliser ses propres ambitions.

   Affaiblir sans cesse Bagdad, maintenir les divisions politiques– telle est la stratégie des Kurdes en Irak, étayée par un jeu subtil fait de manipulation et de patience.

 

   Les Arabes irakiens sont divisés et le gouvernement de coalition à Bagdad ne fonctionne pas. Les querelles sur des questions de territoire, de ressources naturelles et de partage du pouvoir, y compris l’application de réformes législatives cruciales, et les problèmes de sécurité actuels restent des obstacles sur la voie de la stabilité et du progrès futurs.

 

   Le Kurdistan, région stable, avance alors qu’il est au centre des contestations. Il a engrangé suffisamment de votes lors des élections législatives de mars 2010 pour se propulser comme « faiseur de rois » dans la mesure où ni Iyad Allaoui, ni le premier ministre Nouri al-Maliki – en tête des votes – n’arrivaient à former une coalition indépendante des Kurdes.

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Les Turkmènes accusent les Etats-Unis d’exacerber les tensions en Irak

January 23, 2011 at 2:27 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Les Turkmènes accusent les Etats-Unis d’exacerber les tensions en Irak

France-Irak Actualité, le blog de Gilles Munier

   Le Front Turkmène, principale organisation représentant les Turkmènes (ou Turcomans) d’Irak, exige que James F. Jeffrey, ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, mette fin «à ses ingérences dans les affaires intérieures irakiennes ». Il l’accuse d’exacerber les tensions ethniques et religieuses dans la province de Kirkouk.

   James Jeffrey a demandé récemment l’application du paragraphe 140 de la nouvelle constitution irakienne, qui prévoit l’organisation d’un référendum permettant le rattachement de la province à la Région autonome du Kurdistan.

   Or, en Irak, chacun sait que, depuis avril 2003, Kirkouk a été littéralement envahie par des dizaines de milliers de Kurdes, envoyés par Massoud Barzani et Jalal Talabani pour changer la composition ethnique de la ville, gagner le referendum, et s’emparer des champs pétroliers. Les Turkmènes et les Arabes, historiquement majoritaires dans la région, réclament la modification de l’article 140.

Source : Iraqi Turkmen tell U.S. ambassador to stop meddling in domestic affairs, par Marwan al-Aani

http://www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news\2011-01-19\kurd.htm

A propos de Kirkouk

et des Turkmènes (Turcomans),

 lire aussi:

Les Turcomans irakiens :

un peuple oublié ou marginalisé (mai 2007)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/turcomans-peuple-oublie-ou-marginalise-mai-2007–1982366.html

Turcomans: Interview du Dr. Hassan Aydinli (janvier 2005)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Turcomans_Interview_du_Dr_Hassan_Aydinli_20105-1985558.html

La poudrière de Kirkouk (janvier 2005)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/petrole-la-poudriere-de-kirkouk-21-1-05–1982562.html

Irak: La campagne législative en pays turkmène – 3 questions au Dr. Hassan Aydinli, représentant du Front turkmène en Europe

February 3, 2010 at 12:56 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Nouvelles d’Irak

La campagne législative en pays turkmène
Gilles Munier


Gilles Munier

Mardi 2 février 2010 

3 questions au Dr. Hassan Aydinli
Représentant du Front Turkmène Irakien en Europe

Dr Hassan Aydinli

1)  Combien de partis turcomans seront représentés aux prochaines élections législatives, dans quelles coalitions ?

   Il y a deux catégories de partis :

– Ceux créés par les Turkmènes eux-mêmes et qui défendent réellement la cause turkmène.

– Ceux formés et financés par les Kurdes (Barzani et Talabani). Ils n’ont de Turkmène que le nom et sont au service des intérêts kurdes.

Dans la première catégorie, il y a :

– Le Front Turkmène Irakien est une organisation politique composée de plusieurs partis et associations civiles turkmènes, présidé par le Dr. Saadettin Ergeç. Le Front Turkmène Irakien présente sa propre liste dans la province d’Erbil, partout ailleurs en Irak, le Front Turkmène Irakien est entré en coalition avec la liste Iraqiya menée par Monsieur Iyad Allaoui.

– L’Union Islamique des Turkmènes d’Irak,  parti présidé par Monsieur Abbas al-Bayati. Il présente ses candidats et est entré en coalition avec la liste de Dawlat al-Kanoun menée par Nouri al-Maliki.

– Le parti  AlKarar al Turkmani, présidé par Monsieur Farook Abdullah, fait également partie de la coalition Dawlat al-Kanoun de Nouri al-Maliki.

– Le Parti de Türkmeneli  présidé par Monsieur Riyad Sarikahya se présente aux élections dans la coalition menée par Ammar al-Hakim, chef du Conseil suprême islamique irakien.

– Le mouvement sadriste turkmène de Monsieur Fawzi Akrem Terzi,  fait aussi partie de la coalition d’Ammar al-Hakim. Il est tête de liste dans la province d’Erbil.

 – Le Parti d’Adalat Turkmène, présidé par Monsieur Anwar Bayrakdar est entré dans la coalition d’Al –Tawafuk Al-Iraqi de Ussama Tawfiq Mukhlif.  

   Les autres partis, soi-disant turkmènes, se présentant aux prochaines élections sont au nombre de trois. Ils sont tous dans la coalition kurde Barzani + Talabani. Je ne tiens ni à retenir leurs noms, ni à dire quoi que ce soit à leur sujet. Pour nous, ce sont des partis « cartooniques », c’est-à-dire fabriqués par les Kurdes pour diviser les Turkmènes et assimiler ceux qui sont sous leur contrôle, ou qu’ils emploient.

2) Quelles sont leurs principales revendications 

  Les principales revendications des six partis que j’ai cités sont :

– Préserver l’unité de l’Irak.

– Faire reconnaître les Turkmènes d’Irak comme étant la troisième communauté principale d’Irak avec des droits et des devoirs égaux à ceux reconnus aux Arabes et aux Kurdes en Irak, notamment la reconnaissance de la langue turkmène (le Turc) comme la troisième langue officielle du pays, la participation effective de la communauté turkmène à tous les niveaux du pouvoir en Irak par l’inclusion de leurs représentants politiques dans les organes suprêmes qui dirigent le pays, comme le Conseil de la Présidence, le Conseil du gouvernement, la Présidence du Parlement, le Conseil supérieur de la justice, les états majors de l’armée, de la police et de la sécurité. Les Turkmènes sont exclus de ces organismes depuis l’invasion de l’Irak car le pouvoir politique, sous l’occupation anglo-américaine, dès le 9 avril 2003, a été attribué sur une base ethnico-confessionnelle et exclusivement aux partis ayant collaboré avec les occupants (Kurdes, chiites, et sunnites).

– Modifier la constitution irakienne ou bien écrire une nouvelle constitution moderne compatible avec notre temps en éliminant les terminologies absurdes inclues dans l’actuelle, notamment les territoires contestés et les articles périmés, comme l’article 140 qui concernait l’avenir de la province de Kirkouk, dénommée Al-Tamim par le régime précédent en 1972. La question centrale est l’avenir et l’appartenance de sa capitale, Kirkouk, avec ses énormes gisements pétroliers qui est  historiquement et culturellement turkmène depuis plus de 8 siècles.

   Il est nécessaire de rappeler que Kirkouk a subi deux politiques successives de modifications ethniques ces quatre dernières décades : une politique planifiée d’arabisation systématique et de modification ethnique en faveur des Arabes par le régime précédent entre 1968 et 2003 ; puis une politique préétablie de kurdification et de modification ethnique en faveur des Kurdes. Cette dernière a été plus étendue, plus rapide et plus violente que la précédente. Sa mise en œuvre a débuté le 10 avril 2003 avec l’accord et la complicité des forces d’invasion américaines, quand les milices des partis kurdes « peshmerga » de Barzani et Talabani ont occupé Kirkouk.

– Obtenir pour les Turkmènes d’Irak l’autonomie culturelle dans leur région, c’est à dire la région à majorité turkmène d’Irak appelée la Turkmeneli, située entre celle à majorité arabe et celle à majorité kurde. La Turkmeneli s’étend de Tel Afar à l’ouest de Mossoul jusqu’à Bedre, à l’est de Bagdad.

– Récupérer toutes les propriétés et les terres agricoles appartenant aux Turkmènes qui ont été confisquées par le régime précédent et qui n’ont pas encore été libérées ou rendues.

– Récupérer toutes les propriétés et les terres agricoles appartenant aux Turkmènes qui ont été occupées et confisquées par les milices kurdes depuis le 10 avril 2003.

– Libérer l’Irak des forces d’occupation étrangères.

– Faire de l’Irak un pays unifié, démocratique et moderne, où tous les citoyens seront égaux.

3)  Qu’en est-il de la situation à Kirkouk ?

   La situation actuelle à Kirkouk, qui perdure depuis le 10 avril 2003, n’est ni satisfaisante ni acceptable pour les Turkmènes. Depuis cette date, Barzani et Talabani ont été autorisés, en  collaboration avec l’occupant, à installer leurs peshmergas et plus de 600.000 individus venus de la région autonome kurde pour modifier la composition démographique de la ville. Parmi eux, il y a même des Kurdes non-Irakiens… Cette situation, intolérable, est également dénoncée par les Arabes de Kirkouk.

   Si la nouvelle loi électorale a été aussi difficile à être votée, c’est bien à cause de sa contestation par les Turkmènes et les Arabes de Kirkouk. Grâce à elle, le résultat des élections pour la province  ne sera valable qu’un an. Il sera conditionné à la vérification de l’authenticité des listes d’électeurs établies par les autorités kurdes. S’il s’avère qu’elles ont été gonflées en faveur des Kurdes, une nouvelle liste sera établie et de nouvelles élections législatives auront lieu.

   Nous, Turkmènes, espérons que les élections législatives du 7 mars 2010, qui se dérouleront selon le principe de listes ouvertes, amèneront au parlement une équipe plus patriotique et nationaliste irakienne et moins confessionnelle. Nous espérons qu’elle maintiendra Kirkouk dans un Irak unifié. Nous espérons enfin que la nouvelle majorité rejettera catégoriquement la revendication hégémonique et injustifiée des Kurdes sur la ville et sur les soi-disant « autres territoires contestés ».

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 2 février 2010 avec l’aimable autorisation de Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-campagne-electorale-en-pays-turkmene-44102360.html

 

(31/1/10)

 

Lire aussi :

Les Turcomans : peuple oublié ou marginalisé (mai 2007)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/turcomans-peuple-oublie-ou-marginalise-mai-2007–1982366.html

Interview du Dr. Hassan Aydinli (janvier 2005)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Turcomans_Interview_du_Dr_Hassan_Aydinli_20105-1985558.html

 

  Source : Bulletin des Amitiés franco-irakiennes

L’Irak est encore loin d’une normalisation, selon Denis Bauchard

November 21, 2009 at 9:27 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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L’Irak est encore loin d’une normalisation, selon Denis Bauchard

Par Georges Malbrunot le 20 novembre 2009

 

Le Figaro s’est procuré le « papier » que Denis Bauchard, ancien diplomate et spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales, vient de rédiger à l’issue de son séjour à Bagdad, pour le compte, notamment, des autorités françaises. Il m’a paru intéressant de vous livrer les conclusions tirées par cet analyste, bon connaisseur de l’Irak.

Bagdad est méconnaissable avec ses multiples check points gardés conjointement par des militaires irakiens et des forces de protection fournies par les contractors et ses murs anti-déflagration qui enlaidissent encore une ville ingrate.

Chaque bâtiment officiel est une forteresse fortement gardée et protégée. Ainsi Bagdad a toutes les apparences d’une ville en état de guerre même si l’ennemi reste invisible.

Cependant derrière ce quadrillage pesant, la vie continue, le pays recommence à retrouver une certaine normalité, la réalité irakienne apparaît dans toute sa complexité.

Après plus de trente ans de régime baathiste, huit ans de guerre meurtrière ave l’Iran et treize ans de sanctions internationales particulièrement rudes, l’Irak reste encore un pays sinistré même si, l’optimisme aidant, il a touché le fond de la détresse et apparaît de nouveau sur une pente ascendante de réconciliation politique et de reconstruction économique.

1 – Une situation sécuritaire en voie d’amélioration.

Après l’enfer des années 2006 et 2007, la combinaison du “surge” (sursaut), une certaine lassitude chez les insurgents, et l’affirmation de l’autorité du premier ministre, Nouri al-Maliki, ont permis d’améliorer les conditions de sécurité. Selon les chiffres officiels, le nombre d’incidents, qui a atteint son niveau le plus élevé entre juin 2006 et septembre 2007, a été ramené en septembre 2009 au niveau mensuel le plus bas enregistré depuis l’intervention américaine en 2003.

Cependant les chiffres pour ce même mois – 125 morts civils et 198 hostile incidents – montrent que cette sécurité est relative et que le risque présenté par les IED – improvised explosive device – reste présent. Les deux attentats spectaculaires du 19 août et du 25 octobre derniers à Bagdad ont touché sciemment des bâtiments publics, symboles du pouvoir, et les personnes qui se trouvaient à proximité : le bilan dans chaque cas – plus de cent morts et près de six cents blessés- remet-il en cause les progrès constatés par ailleurs ?

Officiellement on veut croire que ces attentats meurtriers, dont les auteurs n’ont pas été identifiés, ne sont que les derniers soubresauts de mouvements terroristes sur la défensive, voire en voie d’éradication. Le “surge” en combinant des actions militaires avec des mesures à caractère politique visant notamment à la réconciliation entre les communautés chiites et sunnites a permis de réduire de façon spectaculaire le niveau des violences et a contribué à démanteler le réseau d’Al Qaïda dont la capacité de nuisance a fortement diminuée.

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Irak : Chrétiens et musulmans réunis pour le Ramadan

September 3, 2009 at 3:28 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Irak : Chrétiens et musulmans réunis pour le Ramadan


A l’invitation de Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk

   

A l’occasion du Ramadan, une centaine de représentants chrétiens et musulmans se sont retrouvés pour dîner ensemble le samedi 30 août au soir dans la cathédrale du Sacré-Cœur.

« Un appel fort à la paix nationale, à la réconciliation et à la fin de la violence a été lancé par des chefs religieux, chrétiens et musulmans », a résumé L’Osservatore Romano qui s’est fait l’écho, dans son édition du 1er septembre, de cette initiative lancée par Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk (Irak).

Pour Mgr Sako, il s’agit avant tout d’un « geste de proximité envers nos frères musulmans. Nous sommes tous frères, enfants du même Dieu. Nous devons nous respecter et coopérer pour le bien du peuple et de notre pays ».
« La rencontre a été un vrai succès », a-t-il rapporté à L’Osservatore Romano. « Nous ne nous y attendions pas. Nous avions invité 50 personnes, mais le double est venu : turkmènes, chiites, sunnites, arabes, turques ».

« Alors que nous mangions, un représentant musulman a dit une phrase très belle et significative : ‘c’est le repas de Jésus’. J’ai alors tout de suite pensé au Cénacle », a ajouté l’archevêque de Kirkouk. « C’est beau de voir des représentants de différentes religions se retrouver ensemble et parler du même Dieu, mais aussi de la paix et de l’avenir de notre pays. L’Irak a besoin de réconciliation et de dialogue », a-t-il insisté.

A l’occasion de ce dîner, un message commun a été distribué aux médias et aux responsables politiques de la ville. Pendant le mois du mois du Ramadan, « temps fort pour la prière, le pardon et la réconciliation », chrétiens et musulmans invitent à « vivre dans un climat de paix et de joie ».

« Sans vouloir interférer dans la politique et dans les controverses, mais sur la base de (leurs) engagements humanitaires et religieux », chrétiens et musulmans invitent à « trouver une solution politique qui sauvegarde la sécurité du peuple et son unité ».
« Nous demandons à tous ceux qui en ont le pouvoir d’assumer la responsabilité de trouver le meilleur moyen de résoudre les problèmes existants et de rendre le pays plus sûr et plus stable, pour contribuer à l’unité et à la coopération », écrivent-ils encore dans ce message commun.

« L’Irak a besoin d’être courageux et responsable vis-à-vis de son histoire », affirment-ils. « Nous en avons assez des guerres et de la violence, nous voulons la paix et la stabilité ! ».

http://valence.cef.fr/Irak-Chretiens-et-musulmans-reunis.html

Danger Sioniste: Israel coloniserait une partie de l’Irak

July 21, 2009 at 6:12 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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Mardi 3 février 2009

LIEN SOURCE : 

onlinejournal.com/artman/publish/article_4301.shtml

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

ATTENTION DANGER SIONISTE : LE “GRAND ISRAEL” COLONISERAIT UNE PARTIE DE L’IRAK

Le « Grand Israël » coloniserait une partie de l’Iraq

Wayne Madsen Report,

Wayne Madsen,
30 janvier 2009

En plus de leurs intentions déjà bien connues de prendre le contrôle total de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, de garder en permanence le Plateau du Golan en Syrie et de s’étendre dans le sud du Liban, les expansionnistes israéliens ont aussi les yeux sur certaines régions de l’Irak, considérées comme faisant partie du « Grand Israël » biblique.

Israël planifierait le déplacement de milliers de Kurdes juifs d’Israël, incluant les expatriés du Kurdistan iranien, vers les villes irakiennes de Mossoul et de Ninive, sous couvert de pèlerinages vers d’anciens sanctuaires religieux juifs. Selon des sources kurdes, les Israéliens travaillent secrètement avec le Gouvernement Régional du Kurdistan (KRG) pour mener à bien l’intégration des Kurdes et des autres Juifs dans les régions de l’Irak sous contrôle du KRG.

Après l’invasion étasunienne en 2003, les Kurdes, les Musulmans sunnites irakiens et les Turkmènes ont noté que les Israéliens kurdes commençaient à acheter des terres dans le Kurdistan irakien, qui est considéré comme une « propriété » juive historique.

Les Israéliens sont particulièrement intéressés par les sanctuaires du prophète juif Nahum à Al Qush, du prophète Jonas à Mossoul, et par le tombeau du prophète Daniel à Kirkouk.

Les Israéliens tentent aussi de revendiquer des « propriétés » juives à l’extérieur de la région kurde, notamment le temple d’Ézéchiel dans le village d’Al-Kifl de la province de Babel près de Najaf et le tombeau d’Esdras à Al-Uzayr dans la province de Misan près de Bassora, les deux en territoire dominé par les Chiites au sud de l’Irak.

Les expansionnistes israéliens considèrent que ces sanctuaires et tombeaux font autant partie du « Grand Israël » que Jérusalem et la Cisjordanie, qu’ils appellent « la Judée et la Samarie. »

Les sources kurdes et irakiennes signalent que le Mossad israélien travaille main dans la main avec des compagnies israéliennes et des « touristes » pour subvenir aux besoins des revendications des « propriétés » juives d’Israël en Irak.

Le Mossad a déjà été fortement impliqué dans la formation des forces militaires Pesha Merga kurdes.

Les Israéliens seraient aidés par des mercenaires étrangers payés par les milieux évangéliques chrétiens des États-Unis qui soutiennent le concept de « sionisme chrétien. »

Les Irakiens nationalistes allèguent que l’expansion israélienne en Irak est soutenue par les deux principales factions kurdes, dont l’Union Patriotique du Kurdistan, dirigée par le président nominal irakien, Jalal Talabani. Qubad Talabani, le fils de Talabani, sert comme représentant du KRG à Washington, où il vit avec sa femme juive, Sherri Kraham.

L’activité d’achats de terres d’Israël est aussi soutenue par le Parti Démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, le président du KRG. Binjirfan Barzani, l’un des cinq fils de Barzani, serait fortement impliqué avec les Israéliens.

L’entrée en Iraq des Israéliens et de leurs partisans chrétiens sionistes se fait non pas par Bagdad mais par la Turquie.

Afin de dépeupler les habitants des terres revendiquées par les Israéliens, les agents du Mossad et les mercenaires sionistes chrétiens ont mis en scène des attentats terroristes contre les Chrétiens chaldéens, en particulier à Ninive, Irbil, Al-Hamdaniya, Bartalah, Talasqaf, Batnayah, Bashiqah, Elkosheven, Uqrah, et Mossoul.

Ces attentats des Israéliens et de leurs alliés sont d’habitude signalés comme étant de la responsabilité d’« Al-Qaïda » et d’autres « djihadistes » de l’Islam. [*]

Le but ultime des Israéliens est d’éliminer la population chrétienne dans et autour de Mossoul et d’exiger les territoires en tant que terres bibliques juives qui font partie du « Grand Israël. » L’opération israélo/chrétienne sioniste est un remake de l’exode des Palestiniens de la Palestine sous mandat britannique après la Seconde Guerre Mondiale.

En juin 2003, une délégation d’Israéliens visitant Mossoul a dit qu’il était dans les intentions d’Israël, avec l’aide de Barzani, d’établir le contrôle israélien sur le sanctuaire de Jonas à Mossoul et sur celui de Nahum dans la plaine de Mossoul.

Les Israéliens ont dit que les pèlerins juifs israéliens et iraniens iraient dans la région de Mossoul via la Turquie et rachèteraient les terres où vivent les Chrétiens irakiens.

LIEN SOURCE : 

onlinejournal.com/artman/publish/article_4301.shtml

Traduction
libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

* Les centaines d’assassinats d’universitaires irakiens pourraient faire partie de ce plan, NDT.

 http://hadria.riviere.over-blog.com/article-27515643.html

 

Les Turkmènes veulent disposer d’une force turkmène pour protéger leur communauté dans le nord de l’Irak

July 15, 2009 at 11:20 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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La demande des Turkmènes d’Irak

Les Turkmènes demandent une force armée à Kirkuk

 

Updated 14.07.2009 11:30:49 UTC

Les Turkmènes en Irak ont transmis au gouvernement de Bagdad, leur demande de disposer d’une force armée à Kirkuk.

Les Turkmènes demandent également la création d’une force de paix à Kirkuk.

Le président provincial du Front turkmène, Erşad Salihli a affirmé que les régions turkmènes souhaitaient être protégées par des Turkmènes.

Notant que les forces de sécurité n’étaient pas capables d’assurer la sécurité des Turkmènes de Kirkuk, Salihi a relevé que pour cette raison, la ville avait besoin d’une force armée spéciale.

Soulignant qu’une force de sécurité avait été mise en place à la suite de la tension survenue à Arbil en 1996, Salihi a noté vouloir la mise en place d’une telle force à Kirkuk.

http://www.trtfrench.com/international/newsDetail.aspx?HaberKodu=9de1d010-cd69-47c9-b836-73960b08be27

Irak: L’anniversaire oublié d’un désastre humanitaire

March 29, 2009 at 1:31 am | Posted in Turkmens | Leave a comment
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27 mars 2009
Irak : L’anniversaire oublié d’un désastre humanitaire
(traduction de l’Anglais)

Lieven DE CAUTER

Le sixième anniversaire de l’invasion de l’Irak est l’occasion triste de dresser les bilans : en six ans d’occupation, un million deux cent mille citoyens ont été éliminés, deux mille médecins tués, cinq mille cinq cents académiciens et intellectuels assassinés ou jetés en prison. Il faut compter aussi quatre millions sept cent mille réfugiés, dont deux millions sept cent mille réfugiés de l’intérieur et deux millions qui ont dû gagner les pays voisins. Parmi ces derniers, il faut compter plus de vingt mille médecins.

Selon la Croix Rouge, l’Irak est aujourd’hui un pays de veuves et d’orphelins : deux millions de veuves à la suite de l’embargo, de la guerre et de l’occupation, et cinq millions d’orphelins dont un grand nombre de sans abri (estimés à cinq cent mille). Près du tiers des enfants Irakiens souffrent de malnutrition. Environ 70% des filles Irakiennes ne fréquentent pas l’école. Les services médicaux (les meilleurs de la région il n’y a pas si longtemps), se sont totalement dégradés : 75% du personnel médical ont perdu leur travail et la moitié ont quitté le pays. Après six ans de « reconstruction » des services de santé en Irak, ils ne rencontrent toujours pas les standards minimaux.

À la suite de l’utilisation par les occupants de l’uranium appauvri dans leur armement, le nombre des cancers et des fausses couches a tragiquement augmenté. Selon un récent rapport d’Oxfam, la situation des femmes est des plus inquiétantes. Cette étude indique qu’en dépit des bulletins de presse optimistes, la situation des femmes empire. Les besoins essentiels ne sont pas satisfaits. L’accès à l’eau potable est problématique pour une large portion de la population, et le courant électrique n’est disponible que de trois à six heures par jour. Et cela se passe dans un pays qui fut il n’y a pas longtemps une nation d’ingénieurs. Quatre Irakiens sur dix vivent au dessous du seuil de la pauvreté, et le chômage atteint des proportions jamais égalées (28,1% de la population active. En plus des vingt six prisons officielles, il existe plus de six cents prisons secrètes. Selon l’Union des prisonniers politiques Irakiens, plus de quatre cent mille Irakiens ont connu la détention depuis 2003, dont six mille enfants mineurs et dix mille femmes. La torture est pratiquée à grande échelle, et près 87% des détenus ne sont toujours pas inculpés. La corruption est généralisée : Selon Transparency International Irak, après la Somalie et le Myanmar, l’Irak est le pays le plus corrompu du monde. Le périodique états-unien Foreign Affairs qualifie l’Irak d’« État en déroute ». Il est significatif qu’alors même que l’Irak possède les troisièmes plus importantes réserves pétrolières du monde, il est obligé d’importer massivement son pétrole raffiné.

Les autorités s’apprêtent à accorder à des entreprises pétrolières multinationales (mais aussi européennes) des concessions pour vingt cinq ans, alors qu’elles n’ont pas le mandat, et encore moins le pouvoir de le faire. Au lieu d’obtenir des dédommagements pour les énormes destructions infligées aux infrastructures du pays, et qui ont entraîné des milliards de dollars de pertes en revenus pétroliers, l’Irak continue à être mis à sac.

Un nettoyage ethnique à grande échelle est pratiqué contre les turkmènes, les chrétiens, les Assyriens et les Shebak. Kirkuk est en voie de « kurdisation » par l’immigration massive et les colonisations illégales (d’inspiration israélienne). Et son Histoire est falsifiée.

Ces faits, relatés dans nombre de rapports, ont été soumis par un panel de spécialistes Irakiens à l’attention du Parlement européen lors d’une session d’information organisée par le Tribunal de BRussels le 18 mars dernier. Le 19 mars, réagissant au rapport que le Dr. Omar Al Kubaïssi, un cardiologue Irakien renommé et un expert mondial en santé publique, remettait au parlement belge réuni en session, un député a reconnu franchement qu’il n’avait jusqu’ici aucune idée de l’étendue du désastre humanitaire. Qui pourrait l’en blâmer ? Dans les media européens, il n’y a rien ou presque rien au sujet de ce désastre humanitaire. Les journaux parlent d’élections, d’une occasionnelle attaque à la bombe, du processus politique, des résultats positifs de « l’intervention chirurgicale », etc. Mais pour ce qui est de la souffrance du peuple Irakien… Rien ou presque rien.

Nous avons sombré dans un sommeil lénifiant : Obama planifie un retrait des troupes US. La solution du problème Irakien est donc prévue au programme. La vérité, c’est que nous voulons oublier ce désastre humanitaire, parce que l’Occident en est responsable. Les administrations Bush et Blair en premier, bien sûr. Mais les Pays Bas, le Danemark, la Hongrie, la Pologne et l’Italie étaient membres de la coalition et lui ont prêté leur concours. Et Anvers a été un port de transit vital pour l’invasion. L’Europe a donc une importante part de responsabilité.

Comment pourrions-nous dissimuler l’impact de cette guerre qui avait pourtant initialement alerté l’opinion publique mondiale en dépit des rapports odieux ? Entre-temps, à bon escient, le « Darfour » a sonné la cloche d’une sorte d’holocauste africain. Mais les crimes contre l’humanité commis en Irak à une échelle presque « génocidaire » sont balayés sous le tapis. Si la presse ne fait pas son travail, comment l’opinion publique pourrait-elle être sensibilisée ?

L’engagement militant de certains citoyens ou la bonne volonté de quelques politiciens ne suffisent pas. On pourrait qualifier de négationniste ce type de désinformation ainsi que l’indifférence qui l’accompagne. Il s’agit à tout le moins d’ignorance coupable. Nous pourrons toujours dire : Wir haben es nicht gewusst. Mais les peuples arabes ne nous oublieront pas. Que ça soit clair.

Lieven De Cauter
Philosophe,
initiateur du Tribunal de BRussels.
20 mars 2009
(traduction de l’anglais)
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8286

KIRKOUK – Un accord enfin trouvé?

February 18, 2009 at 9:19 pm | Posted in Turkmens | Leave a comment
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IRAK • Un accord sur Kirkouk enfin trouvé

Les Kurdes, les Turkmènes et les Arabes, qui se disputent le pouvoir dans la ville irakienne de Kirkouk et son district riche en pétrole, sont enfin tombés d’accord pour se le partager. Ce “Dantzig irakien” avait longtemps envenimé les rapports entre la Turquie, protectrice des Turkmènes, et les Kurdes.

Les Arabes du district, installés massivement dans les années 1970-80 par Saddam Hussein pour modifier la répartition ethnique, risquaient l’expulsion. Selon Al-Quds Al-Arabi, l’accord stipule que le gouverneur du district serait un Kurde, le vice-gouverneur un Arabe, tandis que la présidence du conseil de la ville reviendrait à un Turkmène

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=94789

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